Bulle Ogier et Maria de Medeiros © Elisabeth Carecchio

Non, le sujet n’est pas drôle…

Non, ce n’est pas du boulevard…

Mais que c’est bon de voir du beau théâtre !

N’en déplaisent à certains de mes confrères, cela vaut la peine de se rendre jusqu’au théâtre Odéon-Berthier, au fond du  17e arr. parisien.

Tirée du roman éponyme et adaptée par l’auteur Christine Angot, la pièce raconte l’histoire des relations entre une mère et sa fille violée par son père dans sa jeunesse. Une relation ténue faite d’amour, de distance, de silence, mais qui ne s’interrompt jamais.

Bulle Ogier dans Un amour impossible,de Christine Angot © Elisabeth Carecchio

La pièce nous entraine dans un flash-back qui nous ramène une vingtaine d’années dans le passé. La suite est un long et intense déroulé existentiel de deux êtres marqués par le drame.

Deux comédiennes à la pointe de leur art

Dans le rôle de la jeune Christine, Maria de Medeiros réalise une magnifique prouesse d’actrice en interprétant son personnage de son enfance à la femme mature.

Bulle Ogier et son interprétation de la mère offre une large palette de sentiments, mêlant justesse, vivacité, réserve et finesse d’expression. Le tout dans une diction impeccable et une présence irradiante.

La hauteur sous plafond, les piliers industriels, les murs bétonnés intègrent un décor, des espace-temps et de lieux qui évoluent avec le déplacement des meubles et des accessoires.

Le trouble des rapports mère-fille © Elisabeth Carecchio

La mise en scène de Célie Pauthe s’appuie effectivement sur la configuration des lieux, l’ancien entrepôt des décors de spectacles  du « Français » sortant de l’imaginaire de Charles Garnier (-).

  • 78. L’âge de Bulle Ogier. Une indiscrétion qui n’a rien d’un affront, mais témoigne d’un profond respect pour une grande « demoiselle » à l’excellence de son art.

 

 

 

  • Est-ce un roman autobiographique ?

Effectivement, cette histoire relatée sur les planches est arrivée à Christine Angot, de son véritable nom Schwartz.