Buste d’homme écrivant (1971), huile sur toile © Cathy Robin

Avec l’exposition Picasso Primitif, le Quai Branly nous offre une vision bien intéressante et différente de Picasso dans l’approche de son art.

Comme toujours au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, la scénographie joue avec les murs et les panneaux mobiles en les utilisant comme supports informatifs. Cette fois-ci, ils soutiennent une frise chronologique riche de dates, de textes et d’iconographies.

Dora et le Minotaure (1936), crayons graphites, couleurs, encre et grattage. © Cathy Robin

Outre les œuvres de l’artiste, le parcours dévoile ses collections personnelles : masques africains, coiffures cérémonielles, tambours, bronzes, sculptures, statuettes africaines provenant du Gabon, de Côte d’Ivoire, de Guinée, de Nouvelle-Calédonie ou encore des Iles Marquises.

La première partie de l’exposition révèle la rencontre du génie espagnol avec l’art premier, en 1906. Elle n’a pas lieu sur le sol africain, mais chez son ami Derain qui détient un masque Fang dans son appartement parisien.

Masque Okuyi (Gabon). Bois de fromager et poudre de kaolin. © Cathy Robin

Pablo Picasso s’en inspire et intègre par petite touche ce genre primitif dans son travail.

Du corps à l’esprit

La deuxième partie « corps à corps » –comme son nom l’indique – revient sur l’importance de l’entité physique chez Picasso, sur sa métamorphose, sa mise en abyme et sur la composition archétypale du corps dans les pièces primitives.

La troisième partie, le « ça », met en perspective la défiguration du visage et l’être, sur l’esprit pulsionnel, le désir, les baisers, la bouche, le sexe.


Picasso Primitif, jusqu’au 27 juillet 2017.

Musée du quai Branly-Jacques Chirac

Ouvert tous les jours sauf lundi, de 11h à 19h – jusqu’à 21 h jeudi, vendredi et samedi.

Plein tarif : 10 €

Tarif réduit : 7 €

Gratuité : mineurs et étudiants européens jusqu’à 25 ans.