Lefteris Charitos avec Umberto Pelizzari © Daniele Padovan

Lefteris Charitos avec Umberto Pelizzari © Daniele Padovan

Une ode et un hommage, tel est ce film : L’homme dauphin, sur les traces de Jacques Mayol. Il y a quarante ans, en  1988, sortait le Grand bleu, le film de Luc Besson qui révélait Jean-Marc Barr, et dont l’histoire s’inspirait de ce fameux plongeur français, Mayol. Lefteris Charitos, le réalisateur d’aujourd’hui, a fait appel au comédien pour la voix off de ce document-fiction… dans lequel on se noie volontiers.

 « Je suis la mer », ce sont sur ces mots que se terminent L’homme dauphin, le film de Lefteris Charitos sur la vie de Jacques Mayol (1927-2001). Ces mots expriment sous la forme d’une allégorie tout ce qui a animé cet homme durant toute sa vie : un amour passionné de l’humanité, de la nature, de la mer en particulier… et une profonde recherche de paix et d’harmonie. La pratique du yoga, les voyages en Asie, ses expériences de l’apnée en grande profondeur et ses records ont fait de cet homme un personnage hors du commun, taillé pour la fiction. Luc Besson ne s’y était pas trompé !

Jacques Mayol 1960s © Mayol family archive

Grâce à la voix off de Jean-Marc Barr citant l’aventurier, mais aussi au travers d’images d’archives, de témoignages familiaux, d’amis et de plongeurs célèbres, on partage l’admiration de Lefteris Charitos pour cet homme libre, curieux et passionné. Un individu unique qui dût faire face à de nombreuses épreuves avant de terminer seul, sur l’île d’Elbe, et de choisir, comme le samouraï, le moment de mettre un terme à son existence.