Départ en vacances, 150 x 150 cm © MB

Dorian Cohen a la trentaine et n’en revient toujours pas d’avoir été sélectionné par la fondation Colas… après avoir déposé son dossier de candidature, comme le font plus de deux cent artistes chaque année. 


“J’avais déjà travaillé sur le thème de la route, et la fondation Colas m’a contacté après avoir vu mon travail au salon de Montrouge 2017, avoue-t-il avec timidité pour se présenter. Elle m’a dit qu’elle serait très heureuse si je postulais à leur prix. J’ai donc déposé un dossier. Il faut dire que cette thématique m’est chère car elle m’évoque le voyage, le départ en vacances. » Issu d’une formation en génie urbain, l’artiste a fait, avant cette commande, une série sur ce thème : des tableaux « plus ou moins réalistes et stylisés ».

Le jeune homme aux créations si réalistes évoque ses sources d’inspiration, dont la peinture classique et « Nicolas Poussin qui idéalise la nature ». Mais on retrouve aussi le naturalisme et l’art figuratif dans son Départ en vacances. « Mon travail est une synthèse de modernité, de réalisme pictural du XIXe siècle et d’école classique, explique-t-il. Pour y parvenir, je peux m’appuyer sur une prise de vue, une photo que j’ai prise. Puis, selon mon inspiration, je change la végétation, je modifie la lumière. Ici, tout est exclusivement végétal et minéral : la patte de l’humain est déjà tellement présente dans ce tableau que je n’ai pas vu la nécessité d’y ajouter des personnages dans ce tableau. »

Le résultat est saisissant, d’une maîtrise, d’une finesse, d’un réalisme qui tend à la reproduction photographique… Et dire qu’il est autodidacte ! Le talent n’est pas seulement une question de travail, et le travail ne fait pas le talent!